gonfler


gonfler

gonfler [ gɔ̃fle ] v. tr. <conjug. : 1>
• 1559; lat. conflare, de flare « souffler »
1Distendre en remplissant d'air, de gaz. Gonfler un ballon, une chambre à air, un pneu, un canot pneumatique. Gonfler ses joues, ses narines ( dilater, enfler) . « Parfois un soupir gonflait sa poitrine » (Gautier). Le vent gonfle les voiles.
(1945) Fig. Fam. au p. p. Être gonflé à bloc, rempli d'une ardeur et d'une assurance à toute épreuve. ⇒ remonté. Ellipt Fam. Il est vraiment gonflé ! il est courageux; il a du culot, il exagère. ⇒ effronté; fam. culotté. Il est gonflé de passer devant tout le monde ! (cf. Il ne manque pas d'air).
2Faire augmenter de volume, sous l'action d'une cause quelconque. La crue gonfle la rivière, les eaux. Torrent gonflé par les pluies. Éponge gonflée d'eau. gorger. (Corps, organes) Yeux gonflés de larmes. bouffir, boursoufler. Face congestionnée et gonflée. soufflé. Estomac gonflé après un repas trop copieux. ballonner, dilater.
Loc. vulg. Les gonfler (à qqn), l'ennuyer, le mettre en colère.
Fam. Gonfler qqn. Tu nous gonfles avec tes histoires ! (cf. Faire chier).
3Fig. Remplir à l'excès ou complètement. Ses succès l'ont gonflé d'orgueil. remplir. « Un espoir immense me gonfle le cœur » (Duhamel). Cœur gonflé de chagrin ( gros) , d'enthousiasme ( débordant) .
4Augmenter le nombre, la puissance, la quantité de. Gonfler un moteur, accroître sa puissance. Moteur gonflé. Exagérer, surestimer (un chiffre, une évaluation). grossir. Gonfler l'importance d'un incident, le nombre des manifestants. Gonfler le prix d'une denrée. majorer; surfacturer. Valeurs boursières artificiellement gonflées.
5Intrans. Augmenter de volume, devenir volumineux. grossir. La pâte gonfle. foisonner, 1. lever. Le bois a gonflé. travailler. Faire gonfler ses cheveux en les crêpant ( bouffer) . Le genou a gonflé. enfler. Avoir les pieds qui gonflent avec la chaleur. « les ganglions du cou et les membres avaient gonflé » (Camus). Son visage a gonflé avec l'âge. s'arrondir, s'empâter.
6 ♦ SE GONFLER v. pron. Devenir gonflé, enflé.
Fig. augmenter, croître, grandir, grossir. En parlant de qqn, du cœur (sous l'action de certains sentiments) Se gonfler d'orgueil.
⊗ CONTR. Dégonfler. Aplatir, comprimer, 2. contracter, déprimer, rétrécir, vider. — (du p. p.) 1. Plat.

gonfler verbe transitif (mot dialectal, du latin conflare, aviver par le souffle) Augmenter le volume de quelque chose en le remplissant d'un gaz, d'un fluide : Gonfler les pneus d'une voiture. Bomber quelque chose ou en augmenter le volume : Le vent gonfle les voiles. Les pluies ont gonflé le torrent. Augmenter le volume de la poitrine en aspirant beaucoup d'air, faire saillir un muscle : Gonfler ses biceps. Augmenter le volume du visage, d'une partie du corps de façon maladive : Cette piqûre m'a gonflé le dos de la main. Dilater l'estomac, faire qu'il se sente ballonné : La bière me gonfle l'estomac. En parlant d'un sentiment, remplir le cœur, la poitrine de quelqu'un jusqu'à l'exaltation : Le premier succès le gonfle d'espoir. Augmenter quelque chose, accroître exagérément sa quantité, son degré, sa teneur, son impact, etc. : Gonfler un scandale. Populaire. Énerver, exaspérer quelqu'un : Il nous gonfle avec ses histoires. Procéder au gonflage d'un film. ● gonfler (synonymes) verbe transitif (mot dialectal, du latin conflare, aviver par le souffle) Augmenter le volume de quelque chose en le remplissant d'un gaz...
Contraires :
- dégonfler
Bomber quelque chose ou en augmenter le volume
Synonymes :
Augmenter le volume de la poitrine en aspirant beaucoup d'air...
Synonymes :
Augmenter quelque chose, accroître exagérément sa quantité, son degré, sa teneur...
Synonymes :
- exagérer
gonfler verbe intransitif être gonflé verbe passif Augmenter de volume, enfler : Le bois gonfle à l'humidité. Avoir les pieds gonflés.

gonfler
v.
rI./r v. tr.
d1./d Distendre, augmenter le volume d'un corps en l'emplissant d'air, de gaz. Gonfler un ballon. Le vent gonfle les voiles du navire.
d2./d Enfler.
Pp. Avoir les yeux gonflés de sommeil.
d3./d Fig. Remplir, combler. Son coeur est gonflé de joie.
Absol. Fam. Remplir d'exaspération. Tu commences à me gonfler.
d4./d Fig. Exagérer, grossir. La presse a gonflé ce fait. Gonfler une facture.
rII./r v. intr. Augmenter de volume. Cette pâte gonfle à la cuisson.
rIII/r v. Pron. Devenir enflé. Veines qui se gonflent sous l'effort.
|| Fig. être empli. Il se gonfle d'orgueil.

⇒GONFLER, verbe trans.
I. — Emploi trans.
A. — Rendre (plus) ample, augmenter le volume de.
1. Qqn gonfle qqc. [L'instrument de l'action, non exprimé, est gén. un corps gazeux ou liquide] Gonfler un pneu. Le sphérique (...) était pas facile à gonfler à bloc... Ils avaient jamais assez de gaz (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 552). Ces matelas sont fabriqués en matière plastique et sont gonflés et dégonflés régulièrement grâce à une pompe qui remplit des alvéoles (QUILLET Méd. 1965, p. 329).
[Le suj. désigne un animal] Le chat gonfle son dos. La très étonnante faculté des grenouilles de gonfler comme un goitre leur gosier, (...) de projeter sur le côté de la bouche (...) une sorte d'énorme ampoule (GIDE, Journal, 1943, p. 243).
Arg. [L'obj. désigne une femme] Rendre enceinte, engrosser. Te marier, toi, un ivrogne, un propre à rien! (...) tu serais seulement pas foutu de gonfler une femme (AYMÉ, Brûlebois, 1926, p. 93).
Littér. Accentuer, souligner les courbes de quelque chose, bomber. En quelques traits, il vous gonfle une bedaine, vous ballonne des joues (...), indique les bourrelets de la peau (HUYSMANS, Art mod., 1883, p. 226).
2. Qqc. gonfle qqc. [Le suj. désigne gén. un corps gazeux ou liquide] Le vent gonfle les rideaux, les voiles; être gonflé d'eau. La diligence pleine de voyageurs était en même temps gonflée de paquets. La bâche de cuir (...) contenait à grand' peine un énorme ventre d'effets (HUGO, Fr. et Belg., 1885, p. 125). Le bas d'un tronc, où la sève en s'accumulant avant de jaillir au printemps a gonflé et dilaté le plus les fibres (PESQUIDOUX, Chez nous, 1923, p. 113) :
1. Du tube de paille, sous le rayon de soleil, sortait une bulle que son souffle gonflait. Bulle de plus en plus grosse, irisée et fragile, parfaite, reflétant déformés le jardin et le ciel...
JOUVE, Scène capit., 1935, p. 198.
En partic. [L'obj. désigne le corps ou une partie du corps] Synon. de empâter, hypertrophier. La graisse l'avait gonflé en tous sens, (...) ses bras et ses cuisses étaient tubulés (BRILLAT-SAV., Physiol. goût, 1825, p. 227). Le ventre rond gonflé d'herbes (VAN DER MEERSCH, Invas. 14, 1935, p. 374).
Emploi abs. Encombrer l'appareil digestif de matières indigestes, fermentescibles. La pâtée au pain qui gonfle et ne nourrit pas (COLETTE, Music-hall, 1913, p. 179).
SYNT. L'air gonfle les narines, les poumons; le lait gonfle les seins; les larmes gonflent les paupières, les yeux; le sang gonfle les veines; les sanglots gonflent la gorge; un souffle, un soupir gonfle la poitrine.
PATHOL. Synon. de bouffir, boursoufler, enfler, tuméfier. Ces pauvres jambes gonflées par l'œdème, énormes et pâles (ZOLA, Joie de vivre, 1884, p. 958).
B. — Au fig.
1. Qqn gonfle qqc./qqn
a) [L'obj. désigne une chose gén. abstr.]
Augmenter le nombre, la quantité. Une masse monétaire massivement gonflée par voie d'autorité (PERROUX, Écon. XXe s., 1964, p. 523).
Péj. Exagérer (dans un but frauduleux) la valeur numérique, financière. Gonfler un résultat, une note. Les titres de la Nouvelle-France, émis à cinq cent, étaient hier à quatre mille. Les sémites gonflaient ce papier, aujourd'hui ils le laissent retomber (PÉLADAN, Vice supr., 1884, p. 258). Banqueroutiers désireux de gonfler leur passif (ZOLA, Argent, 1891, p. 22).
Augmenter la valeur morale, intellectuelle :
2. Que ce soit ce sens ou non qu'ait eu cette pensée pour celui qui l'écrivit (...), il est certain qu'en lui ce lettré sensible la vivifie, la gonfle de signification jusqu'à la faire éclater, il ne peut la redire qu'en débordant de joie...
PROUST, Temps retr., 1922, p. 894.
Péj. Exagérer l'importance morale, intellectuelle. La nuit, nous nous créons des monstres, nous devenons fous. J'ai gonflé démesurément cette pauvre histoire. Oublie ces extravagances (MAURIAC, Trois récits, 1929, p. 58). Il ne fait que suivre des modes (...) qu'il gonfle et exagère (LARBAUD, Journal, 1934, p. 330).
b) [L'obj. désigne une pers.] Parfois fam. Remplir d'énergie, de courage; donner de l'aplomb, de l'audace. Gonfler à bloc (fam.). Encore faut-il des hommes pour le gonfler à point [le peuple] et le jeter au combat (ARNOUX, Roi, 1956, p. 150).
Péj. Mettre exagérément en valeur, infatuer. Synon. fam. faire mousser. Gonfler d'orgueil. Caressant le glorieux personnage sur ses autres qualités et prétentions extérieures de manière à le gonfler devant tous (SAINTE-BEUVE, Caus. lundi, t. 11, 1856, p. 341).
Emploi pronom. réfl. Faire l'important, se rengorger. Faire de l'embarras, du genre, du fla fla! aujourd'hui, c'est la mode; on se jette de la poudre aux yeux, on fait la roue... on se gonfle (LABICHE, Poudre aux yeux, 1861, II, 13, p. 395). J'en ai assez de votre sublime. Voilà quatre mois que je supporte le vôtre, que vous cherchez à vous gonfler et à m'aplatir (COCTEAU, Monstres sacrés, 1940, 7, p. 61).
c) Fam., AUTOMOB. Augmenter la puissance (d'un moteur, d'un véhicule de série) en modifiant après coup certains de ses éléments. Des « passeurs » spécialisés dans le trafic de devises entre la France et la Suisse utilisent des voitures rapides que les douaniers suivent parfois à bord de DS 21 « gonflées » (Le Monde, 17 sept. 1972 ds GILB. Mots contemp. 1980).
2. Qqc. gonfle qqc./qqn
a) [L'obj. désigne une chose gén. abstr.] Amplifier l'importance quantitative ou qualitative. Notre univers de perception est gonflé de valeurs affectives et sillonné de tracés d'action (RICŒUR, Philos. volonté, 1949, p. 110). Le dialogue, tout vibrant et gonflé par ces mouvements qui le propulsent et le sous-tendent (SARRAUTE, Ère soupçon, 1956, p. 118). La conjoncture économique gonfle de mécontents l'effectif des tendances d'opposition (Traité sociol., 1968, p. 50).
Péj. Donner de l'emphase, un caractère ampoulé. L'étalage de mots et de pensées recherchées qui gonflent tout le commencement du récit de René (DELÉCLUZE, Journal, 1827, p. 476).
b) [L'obj. désigne une pers.] Combler, dilater. Gonfler le cœur d'amour, de joie. L'enfant tout en dedans gonflé, débordant d'innocence Et de confiance (PÉGUY, Porche Myst., 1911, p. 305). Je me sentais gonflé, tuméfié par un monde de pensées venimeuses (DUHAMEL, Confess. min., 1920, p. 32). C'était l'amour qui lui venait (...). Cela vous gonflait, éclatait en vous, vous projetait au-dessus de vous-même (VIALAR, Bien-aller, 1952, p. 14) :
3. ... Augustin se retira doucement, assommé, lourd d'il ne savait quel poids écrasant. Gonflé d'émotions et de souvenirs, comblé d'une gratitude envers les siens déchirante et irrassasiée, en proie à un douloureux, insupportable bonheur, il tremblait de vertige...
MALÈGUE, Augustin, t. 1, 1933, p. 187.
Péj. Remplir d'un sentiment de fatuité. Être gonflé de son importance. La femme de l'inspecteur éclatait dans sa peau, tant la vanité l'avait prodigieusement gonflée (THEURIET, Mar. Gérard, 1875, p. 219). On voit se multiplier le commissaire Céard, tout gonflé de l'officialité de son rôle (GONCOURT, Journal, 1891, p. 35).
II. — Emplois intrans. et pronom. non réfl. Qqc. (se) gonfle
A. — [Le suj. désigne une chose concr.] Augmenter de volume, devenir plus ample. La mer presque immobile qui se gonflait et s'abaissait avec le doux mouvement d'une poitrine endormie (FLAUB., Champs et grèves, 1848, p. 245). Ce blé cuivré (...) fermente par le sulfate de cuivre; moyen simple, agréable, qui fait lever, gonfler la pâte légère (MICHELET, Oiseau, 1856, p. 173). Notre escarcelle gonfle et son enflure croîtra (CLADEL, Ompdrailles, 1879, p. 243). V. aussi arrondir ex. 1 :
4. ... ces brouillards qui se forment sur l'écume mousseuse des torrents de l'Arven, s'épaississent lentement et semblent se gonfler et se grossir, en montant, d'une foule innombrable de fantômes...
VIGNY, Serv. et grand. milit., 1835, p. 83.
En partic.
PÉDOL. Augmenter de volume par absorption d'eau. Terrains (...) susceptibles de gonfler ou foisonner par le contact de l'air humide (HATON DE LA GOUPILLIÈRE, Exploitation mines, 1905, p. 632).
[Le suj. désigne une partie du corps] Pour ce qui est des grandes cellules que renferme la cavité commune (...) elles doivent se remplir d'air et se gonfler à mesure que les parois de cette cavité sont dilatées (CUVIER, Anat. comp., t. 4, 1805, p. 362). Ce beau sein qui, toute la nuit, a gonflé et durci sous mes caresses, comme un sexe (VAILLAND, Drôle de jeu, 1945, p. 118).
[Le suj. désigne la voix, un son] Un crescendo de trente mesures amène la conclusion dans une exaltation ininterrompue. Alors se gonfle un crescendo épique (MARLIAVE, Quat. Beethoven, 1925, p. 151). Cette voix qui gonfle, qui monte, qui monte (COCTEAU, Foyer artistes, 1947, p. 190).
Littér. Offrir au regard une impression de volume :
5. Si je visite toute une galerie de coquilles, j'observe une merveilleuse variété (...); les spirales s'accusent, ou se fondent; la surface se hérisse de saillies (...); elle se renfle quelquefois, se gonfle de bulbes successifs...
VALÉRY, Variété V, 1944, p. 13.
B. — Au fig. [Le suj. désigne une chose abstr. ou une pers.] Prendre (exagérément) beaucoup d'importance. Les métaphores qui se gonflent, souvent avec trop d'orgueil, dans les meilleurs styles (GOURMONT, Esthét. lang. fr., 1899, p. 315). Mon être gonfle progressivement, prend la place de tout, se grossit d'univers et de siècles (MOUNIER, Traité caract., 1946, p. 306).
REM. 1. Gonflage, subst. masc. Action de remplir d'air, de gaz (un objet pneumatique). Gaz pour le gonflage (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 457). Maintenir une pression de gonflage correcte (...) car un pneumatique peut ne pas être correctement gonflé (CHAPELAIN, Techn. automob., 1956, p. 326). 2. Gonfle, adj. et subst. fém., région. (notamment du Sud de la Lorraine aux Alpes du Nord). a) Adj. Synon. de gonflé. Il a les mains gonfles (LITTRÉ). b) Subst. fém. ) Synon. de congère. Ce qu'on appelle chez nous une gonfle, c'est-à-dire un de ces entassements de neige qui se forment, quand le vent souffle, dans les plis du terrain (RAMUZ, Œuvres compl., La Guerre dans le Haut-Pays, Lausanne, éd. Rencontre, t. 6, 1967 [1915], p. 241). ) Synon. de ampoule, boursouflure, bulle. Tu vois la terre qui remonte, les montagnes repoussent à vue d'œil, comme quand il se fait des gonfles dans la pâte (RAMUZ, Œuvres compl., L'Amour du monde, Lausanne, éd. Rencontre, t. 10, 1967 [1925], p. 281). ) Synon. de hydropisie. Qu'é' qu' c'est doncque, toute ec't iau qui m'est saillie dans la panse (...) mais c'est la gonfle (...) une variante de l'hydropisie visqueuse (MARTIN DU G., Gonfle, 1928, I, 3, p. 1179). ) Au fig., fam. Affaire compromettante. Après tout, c'est toi qui m'as fichu dans cette gonfle. À toi de m'en tirer (W.-A. PRESTRE, Bohème escholière, Neuchâtel, La Baconnière, 1938, p. 72).
Prononc. et Orth. : [], (il) gonfle []. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1555 confler « enfler » (Vasquin PHILIEUL [né à Carpentras], Toutes les euvres vulg. de Fr. Pétrarque, p. 103 ds GDF. Compl.); 2. 1559 gonfler « faire augmenter de volume » (M. MATHÉE, Dioscoride, 444a d'apr. H. Vaganay ds Rom. Forsch. t. 32, p. 72 : La grappe de raisin fresche [...] gonfle l'estomac); 3. 1667 au fig. gonflé d'audace (CORNEILLE, Attila, IV, 3); d'où p. ell. 1919 être gonflé « être audacieux » (De Beler, ex-aviateur ds ESNAULT, Notes compl. Poilu). Mot originaire du Sud-Ouest, issu du lat. conflare, proprement « activer (le feu) en soufflant », qui prit en b. lat. le sens « enfler » (v. TLL). Le fait que le mot soit bien attesté dans les dial. (v. FEW t. 2, p. 1040b) s'oppose à l'hyp. d'un empr. à l'ital. gonfiare (REW3, n° 2135; EWFS2; DEI). Fréq. abs. littér. : 1 239. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 931, b) 1 706; XXe s. : a) 2 431, b) 2 097. Bbg. CHAUTARD (É.). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 311. - GIR. t. 2 Nouv. Rem. 1834, pp. 48-49. - QUEM. DDL t. 4 (s.v. gonflage). - WIND 1928, p. 39, 192.

gonfler [gɔ̃fle] v.
ÉTYM. 1559; altér. dialectale (cf. gonfer, 1542, en Franche-Comté) de confler, 1555, du lat. conflare, de cum- (con-) « avec », et flare « souffler ». → 1. Gonfle.
———
I V. tr.
A
1 Distendre en remplissant d'air, de gaz.(Sujet n. de personne). || Gonfler une vessie, une outre, en y insufflant de l'air. || Gonfler un ballon, une chambre à air, un pneu, un canot (cit. 3) pneumatique, un aérostat… || Pompe servant à gonfler ( Gonflage). || Gonfler sa poitrine ( Bomber; → Évader, cit. 17; exhaler, cit. 24). || Gonfler ses joues, ses narines. Dilater, enfler.(Sujet n. de chose). || L'air gonfle le ballon. || Vent qui gonfle les voiles d'un navire (→ Flasque, cit. 3), une étoffe légère. Bouffer (faire).Au p. p. || Voiles gonflées par le vent, voiles gonflées. || Poumons gonflés (→ ci-dessous, cit. 1). || Poitrine gonflée de soupirs (→ ci-dessous, cit. 4), poitrine gonflée.
1 La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile (…)
Baudelaire, les Fleurs du mal, Spleen et idéal, LXIX.
2 (…) parfois, un soupir gonflait sa poitrine et soulevait les émaux de son gorgerin (…)
Th. Gautier, le Roman de la momie, I.
3 Aucun d'eux, du reste, ne semblait sentir ce souffle du large, gonflant les blouses, menaçant d'emporter les chapeaux.
Zola, la Terre, I, III, p. 35.
4 Ses yeux agrandis étaient pleins de larmes et de lueurs; de sa poitrine gonflée de soupirs, montait une haleine semblable aux premiers souffles de l'orage.
France, Thaïs, I, p. 13.
5 (…) à sécher des linges plein les ficelles et encore des combinaisons framboise que le vent gonfle en sautant dedans par bouffées.
Céline, Voyage au bout de la nuit, p. 400.
Loc. Gonfler qqch. à bloc, jusqu'à la limite d'élasticité.Fig. || Gonfler qqn à bloc. → Gonflé (ci-dessous). || « Le gonfler à point (le peuple) et le jeter au combat » (A. Arnoux, in T. L. F.).
2 (Sujet n. de chose ou de personne). Faire augmenter de volume. || Gonfler ses biceps en les contractant ( Gonflement). || Orage gonflant les rivières (→ Famine, cit. 2). || Objets entassés qui gonflent un sac, des poches (→ Besace, cit. 3; fafiot, cit. 1). || Épaule (cit. 9) dont la chair gonfle la dentelle.Au p. p. || Torrent gonflé par les pluies. || Éponge (cit. 5) gonflée d'eau (cit. 6 à 8).
6 Le corps n'est pas loin, dit un muletier, je l'aperçois qui flotte au fond de la ravine, gonflé d'eau comme une outre.
Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, « Les muletiers ».
7 Il ramassa le portefeuille et le devina, rien qu'en le palpant, rien qu'à sa consistance, gonflé de billets de banque.
G. Duhamel, Salavin, II.
8 (…) le matin, elle (la servante) relevait ses jupes, elle les tenait avec son menton, elle dénouait l'attache de la poche qui était gonflée de vanille, de poivre et parfois de tabac.
J. Giono, Jean le Bleu, IX.
9 Toute sa petite personne dodue gonflait ses vêtements de serge noire et n'était que rondeurs.
J. Green, Léviathan, I, X.
Par hyperb. Bourrer. || Gonfler un livre de citations. Truffer (→ Florilège, cit. 2).Au p. p. :
10 (…) carrioles précaires, gonflées de viande (…) de prisonniers, de blessés, d'avoine, de riz et de gendarmes et de pinard aussi (…)
Céline, Voyage au bout de la nuit, p. 37.
(Le compl. désigne les yeux, la gorge). || Les sanglots lui gonflaient la gorge. || Les pleurs gonflaient ses yeux.Au p. p. || Yeux gonflés de larmes (→ Brouiller, cit. 30). || Visage gonflé de sommeil. || Sein gonflé de lait.
11 (…) les bras croisés sur son sein, le visage gonflé, ruisselant et chose navrante, le parquet, devant elle, mouillé de ses larmes.
Léon Bloy, le Désespéré, p. 232.
12 Dès qu'elle entendait le pas d'un homme elle mouillait ses lèvres avec sa langue, elle les laissait un peu en repos pour qu'elles soient bien gonflées, rouges, luisantes et, dès que l'homme passait devant elle, elle levait les yeux.
J. Giono, Jean le Bleu, VII.
13 (…) toute sa face rose et charnue participait à un mouvement de déglutition qui lui gonflait la gorge.
J. Romains, les Hommes de bonne volonté, t. V, XVI, p. 118.
Spécialt. (Sous l'action de causes pathologiques provoquant une enflure). Ballonner, dilater, distendre, météoriser. || Aliments flatueux qui gonflent le ventre. || Maladie qui gonfle le visage, les traits. Bouffir, boursoufler, congestionner. || Une luxation lui gonflait le genou. Tuméfier.Au p. p. || Joues gonflées par une fluxion (cit. 4). || Jambes gonflées par l'œdème. || Face congestionnée et gonflée, bouffie, boursouflée. || Estomac, ventre gonflé (→ ci-dessous, cit. 14, 15 et 17).
14 Françoise, maintenant, avait le sang aux joues, les poignets gonflés (…)
Zola, la Terre, III, VI, p. 276.
15 (…) un visage gonflé, congestionné, où se marquaient subitement deux grosses veines sur le front et de vilaines poches sous les yeux.
Gide, Isabelle, V.
16 Un visage que la fatigue a gonflé. Un autre qu'elle a creusé.
J. Romains, les Hommes de bonne volonté, t. IV, VII, p. 60.
17 Ses mains vieillies, aux veines gonflées et bleues (…)
Aragon, les Beaux Quartiers, II, IV.
3 Rendre plus intense (une impression, un son).
B Fig.
1 (Le compl. désigne une personne, son cœur…). Remplir à l'excès ou complètement (le sujet désigne une cause : gonfler qqn d'orgueil, de vanité…). || Ses succès l'ont gonflé d'orgueil. Remplir.
Au p. p. || Être gonflé de son importance. Plein.
18 — Que vous semble d'Adraste ? — Ah ! quel orgueil extrême ! C'est un homme gonflé de l'amour de soi-même.
Molière, le Misanthrope, II, 4.
19 La modestie, au reste, n'est guère le défaut des littérateurs de cette époque; ils sont plus gonflés que la grenouille envieuse du bœuf (…)
Th. Gautier, les Grotesques, IX, p. 296.
20 Nous étions autrement fiers, autrement droits, autrement orgueilleux, infiniment fiers, portant haut la tête, infiniment pleins, infiniment gonflés des vertus militaires.
Ch. Péguy, la République…, p. 236.
21 Je me sentais comme gonflé par l'importance de ce secret (…)
F. Mauriac, la Pharisienne, II.
(En parlant de sentiments). || Joie qui gonfle le cœur (→ Éclatement, cit. 2).Au p. p. || Être gonflé de… (et n. désignant un sentiment; → ci-dessous, cit. 22 et 23).(Av. 1606, Desportes). || Cœur gonflé de chagrin ( Gros), d'espoir, de désirs, de rage, d'amour (→ Effluve, cit. 8), d'enthousiasme (→ Élan, cit. 6). Débordant.
22 — J'en rougis de dépit. — J'en suis gonflé de rage.
Molière, le Dépit amoureux, IV, 4.
23 (…) je confesse que je me sentais gonflé d'indignation à chacune des timides et inopportunes suggestions de notre commandant.
Baudelaire, Trad. E. Poe, les Aventures d'A. Gordon Pym, XVII.
24 Aucun pauvre désir ne gonfle ma poitrine
Lorsque je vois le soir les couples s'enlaçant (…)
Apollinaire, Alcools, « L'ermite ».
25 Nos cœurs gonflés de bonheur veulent conserver cette joie, en jouir longtemps, et des chants la leur feraient perdre. Restons avec l'amour qui nous remplit.
M. Barrès, la Colline inspirée, IX.
26 La vue de ces doigts décharnés, jaunis et auxquels tant de souvenirs d'enfant restaient attachés, lui gonfla soudain le cœur.
Martin du Gard, les Thibault, t. IV, p. 153.
27 Un espoir immense me gonfle le cœur.
G. Duhamel, Salavin, Journal, 10 juin.
Poét. Remplir. || Les espoirs qui gonflaient son cœur.Au p. p. :
28 (…) et sa pensée restait pleine de choses inexprimées, gonflée d'effusions vagues qui n'étaient point sorties.
Maupassant, Fort comme la mort, I, III.
2 (Sujet en général n. de personne). Donner une importance accrue, excessive à (qqch.).
Exagérer, surestimer (un chiffre, une évaluation). aussi Grossir. || Gonfler l'importance d'un incident, le nombre des manifestants. || Gonfler le prix d'une denrée.Au p. p. || Valeurs boursières artificiellement gonflées.
3 a Gonfler un moteur, en augmenter la puissance.Au p. p. || Moteur gonflé.
b Gonfler un film de prises de vue ( Gonflage).Au p. p. || Film de 16 mm gonflé en 35 mm.
4 Loc. (probablt de gonfler les couilles. → Casser). Argot fam. Les gonfler à qqn, l'ennuyer, l'importuner. || Tu nous les gonfles ! || Gonfler qqn (même sens). || « Feuilleton américain qui commence à nous gonfler sérieux » (Libération, 28 mars 1984).
———
II V. intr. Augmenter de volume, devenir volumineux (même valeur que se gonfler). Grossir. || Cette pluie va faire gonfler le raisin. || Passer sa main dans ses cheveux pour les faire gonfler. || Crème, pâte qui gonfle. Foisonner. || Ce soufflé a bien gonflé. Lever. || Le bois a gonflé. Travailler.Le genou a gonflé. Enfler (→ Boiter, cit. 2). || Son visage a un peu gonflé avec l'âge. Arrondir (s'), élargir (s'), empâter (s'). || Organe qui gonfle. Intumescent, tumescent, turgescent. || Climat qui fait gonfler. Grossir.
29 La colonie vous les fait gonfler ou maigrir les petits commis (…)
Céline, Voyage au bout de la nuit, p. 125.
30 Est-ce que les poignets vous font mal à vous aussi ? La chair a dû gonfler pendant que je dormais.
Sartre, Morts sans sépulture, I, 1.
31 La température était à trente-neuf cinq, les ganglions du cou et les membres avaient gonflé, deux taches noirâtres s'élargissaient à son flanc.
Camus, la Peste, p. 31.
——————
se gonfler v. pron.
1 (V. 1560). Devenir gonflé, enflé (même valeur que gonfler, intrans.). || Ballon, voile qui se gonfle. || Les bourgeons (cit. 1) commencent à se gonfler. || Veines qui se gonflent. || Poitrine, sein qui se gonfle (→ Enfler, cit. 19). || Abcès qui se gonfle de pus. || Les nuages se gonflent à l'horizon (→ Enfler, cit. 2).
32 (…) lorsqu'on les nourrit trop largement (les chevaux), leurs jambes se gonflent (…)
Buffon, Hist. nat. des animaux, Le cheval, Œ., t. IV.
33 Les murs (…) étaient si minces, que la chaux dont nos chambres étaient crépies se gonflait comme une éponge.
G. Sand, Hiver à Majorque, I, VII.
34 Tout absorbait, se trempait, tout reverdissait dans l'averse. Le blé reprenait une santé de jeunesse, ferme et droit, portant haut l'épi, qui allait se gonfler, énorme, crevant de farine.
Zola, la Terre, III, I, p. 199.
35 (…) les nuages se gonflent en mamelons, se fendent en croupes, s'arrondissent en des outres fécondes, se dispersent en des traînées épandues de laite (…)
Huysmans, Là-bas, XI.
36 La gorge de Marcelle se gonfla sous le col, elle ferma les yeux un instant, puis se leva (…) et jeta dans la corbeille à papier les fleurs fanées.
J. Chardonne, les Destinées sentimentales, p. 326.
37 Les eaux se gonflaient et redescendaient lentement.
Camus, la Peste, p. 277.
2 (1690). Fig. S'élargir, croître. Augmenter, grandir, grossir.
38 La musique, déjà très forte, s'est gonflée.
Gide, Feuilles de route, 1896, Biskra, in Journal 1889-1939, Pl., p. 84.
39 Et le temps a passé, et, comme ça, son désir s'est gonflé en lui jusqu'à l'emplir.
J. Giono, Regain, I, IV.
40 Cette préoccupation de l'argent, dont le besoin a tenu tant de place dans la vie et les conditions de travail de l'écrivain, continue à remplir ces lettres, où l'on voit se gonfler la dette et s'élargir le gouffre effrayant où Balzac engloutit d'avance ce qu'il gagne.
Émile Henriot, les Romantiques, p. 348.
(Le sujet désigne l'homme, le cœur). Devenir « gros », sous l'action de certains sentiments. || Son cœur se gonflait d'un nouvel amour (→ Antée, cit. 2). Absolt. || Cœur qui se gonfle, s'attriste, devient gros.
Se gonfler d'orgueil, et, ellipt., fam., se gonfler : s'enorgueillir, être fier. || Ne te gonfle pas tant, ça n'en vaut pas la peine !
41 Il n'a jamais rien fait d'autre que des additions. Et toute la journée il répète comme toi : « Je suis un homme sérieux ! Je suis un homme sérieux ! » et ça le fait gonfler d'orgueil.
Saint-Exupéry, le Petit Prince, VII.
——————
gonflé, ée p. p. adj.
1 (P. p. de gonfler, I., v. tr.). → ci-dessus, I.
2 (P. p. de se gonfler). || Voiles gonflées. || Bourgeons gonflés (de sève). || Nuages gonflés.Cœur gonflé (d'amour).
3 Loc. (1910, in Esnault). Personnes. Gonflé à bloc : rempli d'une ardeur, d'une assurance à toute épreuve. Remonté, regonflé.
4 Adj. Fam. a (1842; ellipse de gonflé à bloc). Qui est courageux, sans peur. || Il est drôlement gonflé de s'attaquer à ce type !
42 Ça ne fait rien, dit Pierson de sa voix douce, il est gonflé. — Gonflé ? dit Alexandre, c'est entendu qu'il est gonflé. Mais s'il attrapait une balle dans le ventre à faire le con dans les dunes, tu verrais s'il est gonflé !
Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, p. 157.
b (XXe). Qui a de l'audace, du culot. Culotté, osé. || Ah ben, toi, t'es gonflé, de venir me demander du fric, après ce que tu m'as fait ! → Tu ne manques pas d'air. || Un peu gonflé, le mec !(Actions). || C'était gonflé, de faire ça. || C'est assez gonflé, ce qu'il lui a dit.
c Vieilli. Rempli d'orgueil, de vanité. || « Fière, heureuse, gonflée à étouffer » (Balzac).
N. (rare au fém.). || Un gonflé. || Ces gars-là, c'est des gonflés.
CONTR. Dégonfler. — Aplatir, comprimer, contracter, déprimer, rétrécir; vider. — (Du p. p.) Plat.
DÉR. Gonflable, gonflage, gonflant, 2. gonfle, gonflement, gonflette, gonfleur.
COMP. Dégonfler, regonfler.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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  • gonfler — (gon flé) v. a. 1°   Rendre plus ample par une distension intérieure. Gonfler une vessie. Le pigeon gonfle sa gorge. L eau a gonflé cette éponge. •   Il [le soleil] gonfle de ses feux les trésors dont l automne En riant se couronne, C. DELAV.… …   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré

  • GONFLER — v. a. Rendre enflé, faire devenir enflé. Gonfler une vessie. Gonfler un ballon avec du gaz hydrogène. Un pigeon qui gonfle sa gorge. L eau a gonflé cette éponge.   Il se dit, particulièrement, Des enflures causées par des flatuosités. La plupart… …   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 7eme edition (1835)

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